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Lacoste Ladies Open de France : Alexandra Vilatte-Farret a hâte d'y être

Quatrième et première Française après trois tours, Alexandra Vilatte-Farret réalise un superbe Lacoste Ladies Open de France. L’occasion d’en apprendre un petit peu plus sur cette joueuse au parcours atypique.

Sur un circuit féminin qui rajeunit d’année en année, votre parcours détonne un petit peu, puisque vous êtes passée pro à seulement 29 ans. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps ?
J’ai toujours eu envie de jouer au golf, mais je ne me voyais pas le faire sans avoir un bagage derrière moi. Après mon bac scientifique, je ne savais pas trop quoi faire. Mes parents sont pharmaciens et m’ont suggéré d’aller en pharma également. « C’est un bon métier qui te permettra de revenir dans 10 ans si tu en as envie » m’ont-ils dit.

Vous êtes donc pharmacienne ?
Oui, j’ai obtenu mon diplôme en juin 2011 avant d’aller aux cartes du Ladies European Tour en novembre de la même année et de passer pro dans la foulée pour jouer sur le LET.

"Tant que je prends du plaisir, ca ne me donne pas envie d’arrêter !"

Cinq ans et six Top 10 plus tard vous jouez toujours sur le LET. Votre carrière en pharmacie est-elle définitivement derrière vous ?
Non j’y retournerai un jour, bien évidemment. La vie sur le circuit n’est pas toujours évidente, notamment financièrement. J’ai 33 ans, une vie de famille, ce n’est donc pas facile à gérer tous les jours. Au début, je m’étais dit que je jouerai trois ans sur le circuit et j’en suis à ma cinquième saison… Mais tant que je prends du plaisir, ca ne me donne pas envie d’arrêter !

Vous vous êtes mariée l’an passé et votre mari est à vos côtés cette semaine …
Il me caddeye pour cet Open de France mais c’est occasionnel. Je n’ai pas de caddie attitré, d’ordinaire je prends un cadet local.

Que vous apporte-t-il sur le parcours ?
Il me connaît par cœur et sait me canaliser quand je suis un petit peu nerveuse. Entre les coups, il me permet de penser à autre chose, de rire. Cela fait une vraie différence cette semaine.

Cela semble fonctionner puisqu’après trois tours, vous occupez la quatrième place du tournoi. Comment abordez-vous le dernier tour ?
C’est une sensation très agréable. Les gens sont très sympas ici et nous soutiennent. Cela met également un petit peu de pression car on ne veut pas décevoir. Mais finalement il y a toujours de la pression, c’est aussi pour cela que l’on joue au golf. Je suis ravie d’être là et j’ai hâte d’attaquer ce dernier tour. 


Par Sébastien Cachard-Berger, à Chantaco
9 octobre 2016