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Lacoste Ladies Open de France : Le tournoi qui manque à Gwladys Nocera

À 41 ans, Gwladys Nocera dispute cette semaine son 14e open de France, un tournoi cher à son cœur qu’elle aimerait bien ajouter enfin à son riche palmarès. Dans le par à l’issue du premier tour, la native de Moulins peut encore croire en ses chances.

Que représente pour vous cette semaine au Lacoste Ladies Open de France ?
Sur le parcours, c’est une semaine de tournoi comme une autre. On joue au golf comme pendant le reste de l’année. Mais en dehors du parcours, c’est un petit peu différent car tout ma famille est présente ici. Et puis, j’aime particulièrement le Pays Basque. Je m’y sens bien, j’ai toujours le sentiment de me ressourcer quand je viens ici. C’est également une semaine particulière puisqu’on est en France, c’est mon Open National. Et c’est le Lacoste Ladies Open de France donc le tournoi de mon sponsor depuis 15 ans. Tout est particulier mais l’intérêt est de faire comme si c’était un tournoi comme un autre sur le parcours.

Que vous apporte le fait de jouer devant le public français ?
C’est hyper important d’avoir des gens autour de nous. Surtout ici où le public connaît bien le golf. Les Basques sont des connaisseurs, ils savent la difficulté de bien jouer et reconnaissent un bon coup. Pour nous c’est super agréable d’avoir des gens comme ça derrière nous.

Êtes-vous à l’aise sur le parcours de Chantaco ?
Oui j’y suis très à l’aise. Il y a énormément de coups différents à jouer, de drives à travailler, des attaques de greens compliquées. C’est un parcours sur lequel je me sens bien. Je sais que j’ai mes chances ici, je joue bien en ce moment donc j’espère que ça va bien se goupiller.

Vous avez déjà remporté 14 victoires sur le LET mais pas encore à l’Open de France. Cela vous manque-t-il ?
C’est évidemment le tournoi qui manque à mon palmarès. Le remporter a toujours été mon objectif. Depuis 14 ans, j’essaie de le gagner et je vais encore tout donner cette année pour cela. Ca me ferait très chaud au cœur de m’imposer ici.

Vous mettez-vous une pression particulière lors de cette semaine d’Open de France ?
Non, j’ai suffisamment d’expérience pour savoir que se mettre la pression ne sert pas à grand chose. Il faut trouver le juste milieu entre se mettre la pression et se sentir suffisamment dans le jeu pour être performante. Après, je vais donner mon maximum. Encore une fois, j’aime être ici. Ca compte beaucoup pour moi car quand je suis à l’aise sur un parcours cela change tout. 

Au-delà de cette semaine à Chantaco, vous vivez une saison 2016 contrastée…
J’ai passé un début de saison compliqué avec un calendrier difficile à gérer : un tournoi, puis un mois off etc. C’était difficile de se mettre dans le bain. A chaque fois, en arrivant sur un tournoi on avait l’impression que la saison commençait. Cette fois, elle démarre vraiment car on va enchaîner jusqu’à mi-décembre. Par ailleurs, l’enjeu des JO m’a aussi un petit peu perturbé dans ma performance. J’y pensais trop au lieu de jouer au golf. C’est dommage car je suis passée à côté de deux ou trois tournois en gérant mal cet enjeu. C’était vraiment mon objectif principal de la saison même si j’ai joué les Majeurs aux États-Unis. Les JO me tenaient le plus à cœur… C’est un début de saison décevant, un peu frustrant mais là je me sens plus libérée, je commence à swinguer beaucoup mieux. Je putt très bien en ce moment donc j’ai une option cette semaine.

Quelles sont vos ambitions pour la fin de saison ?
J’ai envie de finir très fort. J’ai 5 ou 6 tournois à jouer et l’objectif d’en gagner un et de faire très bien sur les autres. Je veux faire une fin de saison à fond la caisse. Je me suis bien entraînée, je fais pas mal de physique, je suis en forme et je suis retombée dans une dynamique de victoire. C’est super agréable.


Par Sébastien Cachard-Berger, à Chantaco
7 octobre 2016